jeudi 11 juin 2015

Retour sur Table ronde "suicide et TS:actions de prévention des journees de la prévention des 9 au 11 juin 2015

SESSION Suicide et tentatives de suicide des journees de la prévention des 9 au 11 juin 2015, INPES




Inpes
@santeprevention
Table ronde "suicide et TS:actions de prévention" avec @rp_msa #inpes #DREES et centre hospitalier Charcot et #UNPS




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Plus de 700 000 hospitalisations pour tentatives de suicide entre 2004 et 2011
09.06.2015

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2015/06/09/plus-de-700-000-hospitalisations-pour-tentatives-de-suicide-entre-2004-et-2011_759611

Un Français sur cinquante décède par suicide et un sur vingt déclare avoir fait une tentative au cours de sa vie. Comment améliorer la prévention ? Ce sujet désormais prioritaire a été abordé lors des 10es Journées de la Prévention et de la santé publique qui se sont ouvertes aujourd’hui (9,10 et 11 juin).
Alors que la France bénéficie d’une espérance de vie élevée, son taux de suicide est parmi les plus hauts d’Europe. C’est ainsi qu’a été installé en septembre 2013, l’Observatoire national du suicide.
Intoxication médicamenteuse
En France métropolitaine, au cours des huit années de suivi, entre 2004 et 2011, sur 765 616 hospitalisations pour tentative de suicide (TS), 20 % des patients ont été hospitalisés pour récidive de TS (50 % dans les 6 mois et les 2/3 dans les 12 mois suivants la tentative). L’intoxication médicamenteuse volontaire était le mode opératoire le plus fréquent avec 82 % des TS hospitalisés.
Un diagnostic psychiatrique était noté dans 59 % des cas (troubles dépressifs 35 % et troubles liés à la consommation d’alcool 21 %). Les régions du Nord et de l’Ouest, à l’exception de l’Ile de France et des Pays de la Loire avaient des taux standardisés supérieurs de 20 % au taux national chez les hommes et les femmes.
« Les tentatives de suicide toucheraient plus les femmes et les 15-19 ans alors que les suicides toucheraient plus les hommes et les personnes âgées », a souligné Christine Chan Chee (InVS). Cependant, toutes les TS ne donnent pas lieu à une prise en charge médicale et la seule modalité qui permet d’approcher le risque suicidaire reste l’interrogation par enquête, ce que fait notamment, le Baromètre Santé qui permet d’avoir des données complémentaires.
Informer les médecins
Les facteurs associés aux TS chez les jeunes de 15-19 ans sont le fait d’avoir subi des violences sexuelles au cours des 12 derniers mois, des comorbidités psychiatriques, un faible niveau de revenu, la déscolarisation, des problèmes relationnels avec les parents, la consommation d’alcool, de cannabis, l’homosexualité... « Tous ces facteurs peuvent donner des pistes pour développer une prévention », a souligné Enguerrand du Roscöat (INPES). Plusieurs actions ont d’ailleurs été évaluées scientifiquement.
Parmi les plus efficaces : la restriction des moyens létaux (arme à domicile...), le maintien du contact suite à une hospitalisation pour TS (téléphone, carte postale...), les interventions en milieu scolaire, l’information du public... L’information des médecins généralistes fait également partie des types d’intervention efficaces à condition qu’elle soit répétée et généralisée. Cependant, il existe des enjeux éthiques associés à la prévention du suicide en particulier le problème de la frontière entre sollicitude et ingérence et le respect du libre arbitre...
Christine Fallet
info des journées http://blogdinfosuicide.blogspot.fr/2015/06/programme-session-suicide-et-tentatives.html


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