lundi 29 juin 2015

RETOUR SUR MANIFESTATION LES REGIONS EN ACTION DOLO (22)


Le suicide n'est « ni une tare, ni héréditaire et on peut agir »


Le suicide était le sujet de la conférence-débat qui se déroulait jeudi soir, au manoir du Lou. Initiée par Misaco (mission d'accompagnement de collectifs sur la prévention du suicide et de la souffrance psychique) du pays de Dinan.
Elle a informé sur les personnes et lieux ressources qui existent actuellement et s'est appuyée sur le film de Juliette Warlop Partir, revenir ou l'ambiguïté de la vie.
Les témoignages des soignants, des patients et des familles ont été teintés de pudeur. En filigrane, la souffrance, la honte, la culpabilité et la complexité d'un mal-être. Comment prendre à bras-le-corps, cette problématique ? Comment gérer des situations où le cas par cas prime et donne toute sa complexité au sujet ?
Repérer, alerter et guider
Marylène Gour et Jean-Yves Ropers, cadres de santé, ont fait part de leurs expériences. L'important est de « repérer » la personne suicidaire, les changements importants que l'on constate chez elle. Il faut oser tendre la main. « N'hésitez pas à poser la question : as-tu des envies suicidaires ? ».
Le milieu rural, de par sa configuration, génère plus de suicides du fait qu'il y est plus « difficile d'aller chercher de l'aide. » L'isolement fait augmenter les risques de suicides.
À noter aussi qu'il y a plus de suicides chez les hommes, sans doute en raison des codes de l'éducation donnée aux petits garçons.
Comme l'expriment les médecins dans le film, les raisons profondes du suicide peuvent être psychiques ou dues à un accident de la vie.
Ces spécialistes soulignent que ces « maladies de l'esprit donnent des douleurs insupportables. »
Un mort par suicide ce sont sept personnes touchées
En France, le suicide reste un sujet tabou, vecteur de non-dits et d'interdits. La parole permet de se libérer tant au niveau des personnes en proie à des idées suicidaires qu'au niveau des endeuillés.
À ce propos, Jean-Yves Ropers a lancé un appel afin de trouver un lieu pour que les familles de défunt puissent « déposer leurs émotions », sachant qu'un suicide impacte sept autres personnes et que peu de structures existent pour les accueillir après une telle épreuve.
Les deux en Bretagne sont à Lannion et Rennes. Cette démarche permet aux proches de parler, d'échanger avec des professionnels et entre eux et de pouvoir continuer à vivre plus sereinement.
En France, les morts accidentés de la route sont trois fois moins nombreux que les suicidés et pourtant peu de choses sont faites pour endiguer les suicides.
Misaco, contacter Sarah Lecorps, tél. 02 96 87 42 46 ou par courriel : sarah.lecorps@pays-de-dinan.org

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