lundi 16 mars 2015

Ariège / Saint-Girons La lutte contre le suicide des pompiers

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Sécurité - Saint-Girons (09) - Vétérans du feu

Sébastien Alègre./Photo DDM.
Sébastien Alègre./Photo DDM.
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Sébastien Alègre est président de l'Association des vétérans du feu, dont le but est d'aider les pompiers victimes d'accidents corporels ou psychologiques. En visite dans l'Ariège, il a rencontré, à Foix, le directeur du service départemental d'incendie et de secours, le lieutenant-colonel Didier Marcaillou. De passage ensuite à Saint-Girons, il parle de son association, du travail accompli depuis plusieurs années et aussi de son parcours personnel.
Sébastien Allègre est devenu pompier professionnel à l'âge de 19 ans. Plusieurs blessures et la succession d'interventions très difficiles ont déclenché un burn-out. Grâce à son épouse et à ses collègues, il a su réagir et a décidé de créer l'Association des vétérans du feu, qui, au début, s'occupait uniquement des victimes d'accidents du travail. Basée à Saint-Emilion, l'association comptait alors une quinzaine d'adhérents ; ils sont aujourd'hui plusieurs centaines à s'investir dans la lutte contre les suicides des pompiers.
Quelles sont les raisons qui poussent un pompier à un geste désespéré ? Les contraintes ou les déceptions professionnelles, bien évidemment, mais on ne peut ignorer les problèmes personnels ou familiaux. Un pompier qualifié «inapte opérationnel» suite à un accident ou à la maladie peut vivre un grand traumatisme car ce métier est souvent une passion, une raison de vivre. Dans la grande majorité des cas, ce sont les familles qui alertent Sébastien Alègre ou ses collègues car, dit-il, «dans notre profession, nous sommes tellement fiers derrière notre uniforme que nous avons du mal à exprimer notre mal-être. Avec mes collègues vétérans du feu, nous faisons des investigations dans la France entière car dans leurs SDIS les pompiers ont des médecins, des psychologues, mais souvent ils parlent plus facilement avec nous. L'Ariège n'est pas un département très touché car les centres de secours sont à taille humaine, les pompiers se connaissent et ils se parlent».

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