mardi 24 février 2015

ALGERIE ORAN Une unité de psychiatrie de la liaison pour prévenir la récidive

ORAN Une unité de psychiatrie de la liaison pour prévenir la récidive :
Inquiétante hausse des tentatives de suicide

La progression du nombre de tentatives de suicides dans la deuxième ville du pays, qui enregistre en moyenne une dizaine de cas par jour, fait réagir la direction du centre hospitalo-universitaire d’Oran.
Une unité de psychiatrie de la liaison sera ouverte durant le deuxième trimestre de l’année en cours au pavillon 35 pour l’accompagnement psychologique des personnes en difficultés, a-t-on révélé hier de sources autorisées. Cette unité sera composée de psychologues, de médecins spécialistes et d’assistants sociaux qui seront encadrés par Mme Aïcha Dahdouh-Guermouche, maître de conférences «B» en psychiatrie, cheffe unité psychiatrie côté femme au service des urgences psychiatriques.
La DG de cet établissement hospitalier va lancer incessamment un avis de recrutement de personnel spécialisé pour assurer le fonctionnement de cette unité pilote. Outre les candidats de suicide, cette unité va aussi prendre en charge les toxicomanes signale-t-on. Le personnel médical de cette nouvelle unité devra prendre en charge l’évaluation, l’orientation et l’éventuel suivi du traitement interdisciplinaire des troubles psychiatriques chez les personnes vulnérables psychologiquement. Il devra aussi gérer l’hospitalisation psychiatrique de certains cas présentant une pathologie médicale complexe.
La psychiatrie de liaison est une spécialité méconnue par le public en Algérie, mais avec la progression du nombre de tentatives du suicide, il est désormais vital de favoriser le rapprochement entre les différentes spécialités et développer ainsi la psychiatrie de liaison pour sauver le maximum de vies.
Le bal des civières évacuant des jeunes candidats au suicide est devenu presque un spectacle anodin au service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital d’Oran. Certains récidivistes avalent des cocktails de produits toxiques pour maximaliser leurs chances d’en finir avec leurs malheureuses vies.
Le service des Urgences médico-chirurgicales du centre hospitalo-universitaire d’Oran (UMC), accueille chaque jour, une dizaine de candidats qui essayent par différents procédés de s’enlever la vie.
Certains se jettent dans le vide, d’autres préfèrent une mort plus «douce» en ingurgitant toute sorte de produits toxiques à commencer par les pesticides, les raticides, les esprits de sel en arrivant aux médicaments agissant sur les nerfs (tranquillisants, somnifères et antidépresseurs). La majorité des candidats au suicide est recrutée parmi les jeunes et la gent féminine. Les jeunes générations demeurent en effet, la proie du désespoir, du chômage, de la drogue et des échecs scolaires. Ces jeunes tentent quotidiennement de mettre fin à leurs vies à Oran.
H. Maalem

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