mardi 23 décembre 2014

L’armée américaine met au point un algorithme pour éviter les suicides

L’armée américaine met au point un algorithme pour éviter les suicides
à lire sur Five Thirty Eight (en anglais) 23/12/2014 à 15h23
Signalé par  Claire Richard sur http://rue89.nouvelobs.com/2014/12/23/larmee-americaine-met-point-algorithme-eviter-les-suicides-256724
Pour essayer d’endiguer le nombre de suicides de ses soldats et vétérans, l’armée américaine se tourne vers les algorithmes, comme l’explique le site américain Five Thirty Eight :

« L’armée construit une arme high-tech pour lutter contre le suicide parce qu’elle est en train de perdre la bataille. »
Depuis 2005, le nombre de suicides n’a cessé d’augmenter dans les rangs. En 2012, il y a eu plus de suicides dans l’armée américaine que de morts au combat. Les forces spéciales, comme les Rangers ou les Navy Seals, ne sont pas épargnées, et le nombre de suicides n’y a jamais été aussi haut que ces deux dernières années.
Il est donc urgent pour l’armée d’essayer de repérer les individus suicidaires. Elle a déjà mis en place une ligne d’appel d’urgence pour les vétérans en crise, mais elle essaie maintenant de quantifier le phénomène potentiellement pour le prédire.
En 2009, elle a donc lancé un vaste programme d’étude visant à identifier « les traits partagés par les victimes de suicide entre 2004 et 2009 ». Les chercheurs ont ensuite créé un algorithme pour exploiter les données recueillies.
« L’algorithme, mis au point avec des méthodes d’apprentissage automatique très pointues, a condensé plus de 400 caractéristiques individuelles en une série de facteurs, qui prédisaient régulièrement un comportement suicidaire. Parmi ces facteurs : être un homme, avoir déjà été traité en établissement psychiatrique, souffrir de dépression sévère et avoir déjà fait une tentative de suicide.
Mais le modèle a aussi identifié d’autres caractéristiques spécifiques à l’armée et liées à un risque élevé de suicides, parmi lesquelles : entrer dans l’armée à 27 ans ou plus, avoir déjà commis des délits armés sans violence, et être classé dans les 50 premiers centiles dans les tests d’entrée dans l’armée. “
Un seul de ces facteurs n’est pas suffisant : ‘Il faut donner à l’algorithme des dizaines d’informations différentes sur l’utilisateur, sinon il n’a aucun pouvoir explicatif.’
Un des médecins qui a initialement supervisé l’étude reconnaît que l’algorithme est loin d’être la panacée. Ce sont des médecins qui traitent véritablement les situations suicidaires. Mais :
‘D’une certaine façon, on affirme l’évidence : les problèmes mentaux sont liés au risque suicidaire. En soi, ceci n’est pas une nouvelle, c’est vrai – mais nous l’avons transformé en algorithme quantitatif.’
Lire sur Five Thirty Eight (en anglais)

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