jeudi 16 octobre 2014

RECHERCHE Étude de faisabilité de l’utilisation des dossiers médicaux des personnes détenues à des fins de surveillance de la santé en milieu carcéral

Maladies chroniques et traumatismes
Étude de faisabilité de l’utilisation des dossiers médicaux des personnes détenues à des fins de surveillance de la santé en milieu carcéral
Auteur(s) : Develay A-E, Emmambux S
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire

Citation suggérée : Develay A-E, Emmambux S. Étude de faisabilité de l’utilisation des dossiers médicaux des personnes détenues à des fins de surveillance de la santé en milieu carcéral. Saint-Maurice: Institut de veille sanitaire ; 2014. 64 p.
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RÉSUMÉ :
Ce rapport présente les résultats d’une étude exploratoire dont l’objectif est d’apprécier la possibilité de mettre en place un dispositif de surveillance épidémiologique en milieu carcéral basé sur un recueil à partir des dossiers médicaux des personnes détenues. L’étude a reposé sur deux types de recueil complémentaires : des entretiens menés avec les médecins responsables des Unités sanitaires (US) de onze établissements carcéraux choisis de manière raisonnée de façon à pouvoir refléter la diversité des situations en termes de types d’établissements et de populations détenues ; l’analyse d’un échantillon d’environ trois cents dossiers médicaux de personnes détenues tirées au sort dans ces établissements. Les résultats montrent qu’il n’est pas faisable, en l’état, de construire un système de surveillance sur la base des dossiers médicaux des personnes détenues, en raison notamment : i) d’une information médicale dispersée (coexistence de plusieurs dossiers situés dans des locaux par ailleurs distincts) ; ii) d’une absence d’informatisation du dossier médical ; iii) d’une absence de standardisation du dossier médical avec un contenu non homogène d’un établissement à l’autre et l’impossibilité par conséquent de construire les indicateurs épidémiologiques nécessaires à la surveillance de la santé des personnes détenues. Le rapport conclut en proposant des pistes pour améliorer la connaissance épidémiologique de la santé des personnes détenues en France.
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Extraits : 
Chaque entretien a fait l’objet d’une retranscription séparée sur la base d’un découpage thématique commun, reprenant les grandes thématiques abordées : « organisation, contenu et informatisation du dossier médical », « consultation d’entrée et fiche « entrant », « addiction », « prévention du suicide et prise en charge des pathologies psychiatriques », « suicide », « prise en charge des maladies chroniques ».

..."Lorsqu’une orientation vers l’équipe psychiatrique est systématique, l’évaluation du risque suicidaire est considérée comme relevant plutôt de l’équipe psychiatrique même si les médecins responsables du dispositif de soins somatiques ont souligné que tous les intervenants (le médecin somatique, l’infirmière, et l’équipe psychiatrique le cas échéant) participaient à l’évaluation du risque suicidaire et cela avec « un niveau de vigilance particulière ». Toutefois, lorsque cette orientation n’est pas systématique, les médecins responsables du dispositif de soins somatiques ont indiqué ne pas utiliser d’outils spécifiques et formalisés d’évaluation de ce risque. Ce faisant, ils ont également souligné que l’administration pénitentiaire utilisait pour sa part une grille d’évaluation et que c’est souvent elle qui signale les personnes à risque suicidaire, le médecin en charge du dispositif somatique (ou le psychiatre, le cas échéant) étant alors amené à rencontrer la personne concernée pour procéder à l’évaluation médicale de ce risque (encadré 2)."

"Type d’antécédents psychiatriques renseignés dans le dossier médical à l’entrée dans un établissement

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