lundi 10 mars 2014

NOTICE THESE 2013 Trace mnésique de l'intervention médico-psychologique réalisée aux urgences dans le cadre d'une intoxication médicamenteuse volontaire et adhésion à la prise en charge ultérieure

Trace mnésique de l'intervention médico-psychologique réalisée aux urgences dans le cadre d'une intoxication médicamenteuse volontaire et adhésion à la prise en charge ultérieure [Ressource électronique] / Lionel Lyes Si Ahmed ; [sous la direction de] Michel Delcoustal
Thèse d'exercice : Médecine. Psychiatrie : Poitiers : 2013   
http://www.sudoc.fr/175751161

L'impression du document génère 200 p.. - Titre provenant de l'écran-titre. - Accès réservé aux membres de la communauté universitaire de Poitiers http://petille.univ-poitiers.fr/notice/view/23502

Résumé(s) :
   
Introduction : Les urgences sont devenues peu à peu un des lieux du soin médicopsychologique. Au cours de ces vingt dernières années, on constate une progression constante du nombre de demandes d'évaluation médico-psychologique dans les services d'urgences des hôpitaux généraux. Chaque année, environ 180 000 tentatives de suicides transitent par les services d'urgences français. De nombreux travaux ont montré l'importance de la création d'une alliance thérapeutique dès le premier entretien médico-psychologique réalisé aux urgences, notamment avec les patient suicidants. Objectifs : L'objectif principal de cette étude est la mise en évidence d'une altération de la trace mnésique de l'intervention médico-psychologique réalisée aux urgences chez certains patients suicidants ayant réalisé une intoxication médicamenteuse volontaire (IMV). L'objectif secondaire est la mise en évidence d'une moindre adhésion à la prise en charge médicopsychologique ultérieure chez les suicidants qui présentent une trace mnésique altérée. Méthode : Trente-sept patients ont été inclus dans une étude prospective descriptive réalisée aux urgences du CHU de Poitiers entre le 15 mars et le 15 juin 2013. L'évaluation de la trace mnésique était recueillie à l'aide d'un questionnaire standardisé par contact téléphonique entre le 7ème et le 12ème jour suivant l'IMV. L'évaluation de l'adhésion à la prise en charge médico-psychologique ultérieure était réalisée à l'aide d'un questionnaire standardisé par contact téléphonique avec le référent des soins psychiques du patient à 2 mois de l'IMV, sur des critères d'alliance thérapeutique et d'observance médicamenteuse. Résultats : Un quart des patients présentent une trace mnésique altérée de l'intervention médico-psychologique réalisée dans les suites de leur IMV. L'altération de la trace mnésique est associée à l'intentionnalité suicidaire au moment du passage à l'acte et à la surveillance par scope aux urgences. Un état dépressif (p=0.062) ainsi qu'une intoxication aux benzodiazépines (p=0.079) sont retrouvés chez la plupart des patients présentant une trace mnésique altérée. Près de la moitié des patients présentent une faible adhésion à la prise en charge médico-psychologique ultérieure. L'adhésion n'est pas associée à une altération de la trace mnésique ni à aucune autre des caractéristiques étudiées. Conclusion : L'altération du souvenir de la prise en charge médico-psychologique réalisée aux urgences dans les suites d'un passage à l'acte suicidaire ne semble pas avoir de répercussion sur l'adhésion à une prise en charge ultérieure dans notre étude. Néanmoins, elle paraît témoigner chez ces patients ayant réalisé des gestes suicidaires graves, d'une durée d'hospitalisation insuffisante n'ayant pas permis l'assimilation du travail psychothérapeutique de crise réalisé aux urgences. Ces résultats nous incitent à une plus grande collaboration entre somaticiens et psychiatres afin que ces patients vulnérables puissent bénéficier de la prise en charge la plus adaptée à leur problématique.Thèse d'exercice

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