mardi 29 octobre 2013

DU 2013-2014 Université Paris Didero tLe Suicide, étude théorique et clinique

DU Le Suicide, étude théorique et clinique 2013 - 2014

Responsable

Isée Bernateau, maitre de conférence Université Paris Diderot

Ce Diplôme d’Université (DU) propose de réunir les intervenants les plus actifs et les plus reconnus dans le domaine de la recherche, de la prévention et de la prise en charge du risque suicidaire. Il a pour vocation d’être un opérateur efficace sur le plan de la logistique de la formation, de favoriser les échanges pluridisciplinaires et le renforcement du travail en réseau.


Problématique

Le nombre de suicides et de tentatives de suicide reste particulièrement préoccupant. Chaque année, en France, 160.000 personnes font une tentative de suicide et 12.000 en meurent. C’est la première cause de décès chez les jeunes adultes (…) Le suicide est la 2e cause de mortalité chez les 15-24 ans et la 1re cause de mortalité chez les 25-34 ans (…) les taux de suicide sont en augmentation constante chez les adolescents et les jeunes adultes, particulièrement de sexe masculin .

Il n’y a pas vraiment de « recette miracle » pour prévenir les risques suicidaires. Cependant le travail de prévention est possible, s’il est envisagé à partir du paradoxe selon lequel certains sujets cherchent dans la mort une solution à la vie. S’appuyant sur l’expérience clinique de la psychanalyse, et dans un esprit de pluridisciplinarité, ce diplôme apporte des éléments qui permettent de s’orienter et d’évaluer les situations à risque. Les questions sont multiples : quels sont les mécanismes psychiques qui sont à l’œuvre ? Quelles sont les coordonnées qui déterminent les actes suicidaires ? Quelles sont les barrières qui peuvent protéger le sujet de la tentation du suicide ? Quels comportements dits « à risques » sont à mettre en rapport avec la problématique du suicide ? Pour les personnes de l’entourage, l’acte suicidaire paraît incompréhensible et douloureux. Il les renvoie à leur impuissance, et les pousse à s’interroger sur leur propre rapport à la vie et à la mort, à la séparation et au deuil. En abordant ces questions, cette formation peut aider les professionnels à construire des points de référence pour surmonter les impacts que les actes suicidaires produisent tant sur le plan individuel que collectif.

Cf. le rapport « Évaluation de la Stratégie nationale d’actions face au suicide 2000-2005 », commandité par la Direction Générale de la Santé, Ministère de la Santé et des Solidarités : « Les formations constituent le cœur de la Stratégie et apparaissent comme particulièrement efficaces (…) Les formations rencontrent des difficultés de recrutement de formateurs engagés sur plusieurs années et de mobilisation d’un opérateur efficace pour la logistique des formations ». Direction générale de la Santé, bureau de la santé mentale SD6 C, Stratégie nationale d’actions face au suicide 2000/2005, Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, Secrétariat d’Etat à la Santé et aux Handicapés, annoncée le 19 septembre 2000 dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne. (http://www.sante.gouv.fr/htm/dossie…)


Objectifs

Éclairer la problématique du suicide d’un point de vue théorique et clinique, et apporter des outils favorisant le dialogue entre les différents partenaires concernés par la prévention, la prise en charge et l’accompagnement des personnes à risque suicidaire.

Il s’agira essentiellement de :
• Connaître les mécanismes psychiques en jeu dans l’acte suicidaire.
• Comprendre les enjeux subjectifs des situations dites « à risque ».
• Situer le rapport de l’acte à l’angoisse.
• Repérer les coordonnées de l’acte suicidaire.
• Définir le cadre des interventions possibles pour des actions de prévention.
• Approfondir l’étude des phénomènes suicidaires dans leurs aspects multiples.
• Acquérir des compétences pour la prise en charge médicale, psychologique et sociale des suicidants.


Public

Ce diplôme s’adresse à tous les professionnels du secteur sanitaire, social et éducatif confrontés à des populations à risque suicidaire. Entre autres, professionnels du corps médical et paramédical, psychologues, psychanalystes, travailleurs sociaux, personnels du secteur socio-éducatif, du milieu pénitentiaire, des établissements scolaires, des réseaux d’accueil et d’écoute, etc., désireux d’acquérir, d’entretenir, ou de perfectionner leurs connaissances, et de partager leur expérience et leurs questionnements.

PLUS D'INFO : http://www.shc.univ-paris-diderot.fr/spip.php?article588

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