jeudi 11 juillet 2013

Compte-rendu de la mission d’information sur l’organisation des soins au Québec

RAPPEL : la mission annuelle de la commission s'est déroulée au Québec durant la première semaine de juin. Le compte rendu de ce déplacement a été présenté le 10 juillet au sénat.


Mission au Québec du 3 au 7 juin de la commission des affaires sociales du Sénat
sur l'organisation du système de soins de premier recours et sur la prévention du suicide : Mmes Annie David (CRC- Isère), présidente, Colette Giudicelli (UMP - Alpes-Maritimes), Catherine Deroche (UMP - Maine-et-Loire), MM. Jean Desessard (Écolo - Paris), Dominique Watrin (CRC - Pas-de-Calais). Rencontre au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et avec le Centre de Santé et de Service sociaux du Lac Saint-Jean Est.



Compte-rendu de la mission d’information sur l’organisation des soins au Québec du 10 juillet
sur http://www.senateursump94.fr/senat/compte-rendu-de-la-mission-dinformation-sur-lorganisation-des-soins-au-quebec
La commission des Affaires sociales s’est penchée sur l’organisation des systèmes de soins de premier recours et sur la prévention du suicide au Québec.
L’originalité du système de soins québécois qui a retenu toute l’attention des Sénateurs est que le patient est appréhendé dans sa globalité et pas par spécialité comme c’est le cas en France. La complémentarité entre les intervenants médicaux est d’ailleurs à souligner, ce qui est très différent de la France.
De plus, la répartition des équipes médicales est imposée par région et par ville. Contrairement à la France où le principe d’installation est libre, le Québec ne rencontre donc pas de problème des « déserts » médicaux.
Concernant la prévention du suicide, le Québec a du mettre en place un certain nombre de mesures pour lutter contre cette tendance reconnue problème de santé publique depuis le début des années 2000. En effet, si le travail accompli au Québec a permis de réduire le taux de suicide à 13,7 pour 100 000 habitants en 2010, se rapprochant du taux de la France (14,7 pour 100 000 habitants), il se chiffrait à 22 décès pour 100 000 habitant en 1999.
Particularité remarquée par les Sénateurs : la mises en place d’ »actions » auprès des personnes ayant commis une tentative de suicide grâce à un réseau de « sentinelles » qui peuvent intervenir en prévention d’une récidive. Système de réseau très performant, il serait toutefois estimé trop intrusif en France notamment dans le cadre de la législation sur la protection de la vie privée.
Catherine Procaccia a souligné que le travail de proximité est plus facilement réalisable au Québec qu’en France où la population ne compte que 8 millions d’habitants.

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Mission de Catherine DEROCHE au Canada, Prévention du suicide, l’exemple Québécois

Canada1Suite au déplacement à Québec et Montréal de Catherine DEROCHE et de quatre de ses collègues membres de la Commission des Affaires Sociales, Catherine DEROCHE a fait ce matin une communication relative à la prévention du suicide.
Alors que pendant des années le Québec affichait un taux de mortalité par suicide le plus élevé parmi les provinces canadiennes, il figure désormais à la 4ème place. « C’est pourquoi il nous paraissait important d’aller étudier sur place la mise en œuvre d’une politique dynamique en faveur de la prévention du suicide« , précise Catherine DEROCHE.
Le ministère de la santé et les services sociaux ont lancé un projet visant au développement d’une banque de données nationale sur le suicide afin de mieux cibler les actions de prévention. Catherine DEROCHE a également précisé qu’au Québec, des efforts significatifs ont été entrepris en direction de la recherche et de l’enseignement universitaire. « Nous avons rencontré à l’occasion d’une table ronde plusieurs membres du centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE) et avons appris que les programmes de recherche ont la particularité d’être systématiquement menés en lien avec les acteurs de terrain, ce qui est très important« .
Par ailleurs, le Québec a développé une gamme de services adaptés aux besoins des personnes suicidaires. Un service d’intervention téléphonique est accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ; des équipes mobiles se déplacent au domicile des personnes et des places d’hébergement de crise ont été créées ; ou encore, un suivi étroit de la personne, une fois la crise suicidaire passée, est également assuré.
  »Les nombreux entretiens et visites que nous avons eus nous ont amené à la conclusion que l’exemple Québécois pourrait utilement nourrir nos réflexions sur l’avenir de nos politiques de santé publique« , estime Catherine DEROCHE.

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